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Antonio Vitorino mentionned in the French Newspaper Le Monde "La bataille pour le gouvernement de l'euro"

on March 26, 2013, 15:44
Mentions - António Vitorino
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Antonio Vitorino, our President is mentionned in Le Monde in an article untitled "La bataille pour le gouvernement de l'euro", March 25, 2013.

Extracts:

RECOMMANDATIONS

De surcroît, un cadre de surveillance macroéconomique des Etats a été conçu, afin de prévenir la formation de bulles immobilières ou d'enrayer la perte de compétitivité de tel ou tel pays. Une première alerte a d'ailleurs été adressée à la France dès l'an passé au sujet du recul de ses parts de marché à l'exportation, signe du manque de compétitivité de ses entreprises.

Mais dans ce domaine, les recommandations sont loin d'être contraignantes, à la différence de l'arsenal conçu pour guider les choix budgétaires. Les "recommandations" européennes, dont les gouvernements sont de plus en plus censés tenir compte, "les laissent relativement libres, sauf s'agissant de la nécessité de respecter le seuil de 3 % de déficit public, pour lequel ils font face à une obligation de résultats, et non de moyens", rappelle Antonio Vitorino, le président de la fondation Notre Europe-Institut Jacques Delors.


RESPONSABILITÉS FRAGMENTÉES

Aux yeux des dirigeants européens, ce sursaut d'intégration doit permettre de donner des gages aux marchés financiers pour apaiser la crise. "Il s'agit de montrer que l'euro est irréversible", répète depuis des mois Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, chargé d'ici au mois de juin d'explorer d'autres dispositions.

Les mécanismes imaginés doivent aussi permettre de prévenir les dérapages et les crises du futur.

Cependant, l'Allemagne, la France et leurs alliés respectifs, au nord et au sud de l'union monétaire, n'en continuent pas moins de cultiver des visions différentes : les deux camps s'affrontent à la fois sur les contours définitifs du gouvernement qui émerge et sur la politique à suivre en ces temps de récession rampante au sein de l'union monétaire.

En dépit des récentes avancées, la bataille sur le pilotage de la zone euro est loin d'être finie. Angela Merkel et son gouvernement entendent renforcer encore les pouvoirs de la Commission de Bruxelles pour piloter la gouvernance européenne, alors que les Français misent plutôt sur l'Eurogroupe, l'instance politique qui réunit une fois par mois les ministres des finances de l'euro.

En réalité, les responsabilités sont partagées, voire fragmentées, car les deux organes montent peu à peu en puissance. On est encore loin de la création d'un ministère des finances et d'un Trésor européen, tels que préconisés par Mario Draghi, le président de la BCE, et Jean-Claude Trichet.

SAUT FÉDÉRAL À L'ALLEMANDE

Pour Mme Merkel, il serait même souhaitable à terme d'aller vers une véritable union politique, en confortant au passage le Parlement européen, dont les prérogatives restent modestes au sein de l'union monétaire telle que reformatée par trois ans de crise. Un saut fédéral qui n'est pas du goût des pays du Sud, tant que l'Allemagne refuse la mutualisation d'une partie des dettes de la zone euro.

Sans attendre cette lointaine perspective, la chancelière, plus que jamais en position de force, entend pousser son avantage : en échange d'une carotte financière, elle demande la mise en oeuvre de "contrats" signés avec chaque gouvernement pour encadrer leurs efforts de réforme structurelle. "Cette exigence n'est vraiment pas consensuelle, car de nombreux pays considèrent que la discipline commune a déjà été très largement renforcée", dit-on dans l'entourage de M. Van Rompuy.

"Il est essentiel que les gouvernements et les peuples qui ont entrepris des ajustements à la fois nécessaires et douloureux ne se fassent pas sans cesse rappeler à l'ordre par l'Union européenne, qui sera sinon perçue comme une maison de redressement budgétaire sans vision politique", analyse M. Vitorino.

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